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Loin d’être imposé ou une prise de décision par défaut,
le statut de free lance est à 90% un choix délibéré.
C’est ce qui ressort d’une étude menée ces jours derniers.

Freelance et fier de l’être

Hopwork (plateforme de 40 000 free-lances) et Ouishare (accélérateur d’idées et de projets dédié à l’émergence de la société collaborative) publient les résultats d’une étude menée en janvier dernier auprès d’un échantillon de 1014 participants. Et la conclusion est plutôt positive : « OUI Freelance c’est un choix, NON ce n’est pas du tout un statut précaire, mais OUI il faudrait que les politiques pensent à eux ! »

Cette étude offre un portrait révélateur et nuancé de cette nouvelle classe d’actifs, elle vise à comprendre quelles sont les attentes, motivations et évolutions de la population des indépendants en France qui ont presque tous (à 90% !) choisi d’être freelances et sont fiers et heureux de leur statut et de leurs conditions de travail (à 75%).

10% des actifs français sont des travailleurs non-salariés, un chiffre qui ne cesse de croître

Hopwork, sur la base de données Eurostats, établit dans son étude que le nombre de freelances est de 830 000 en 2016 (croissance de +8,5%/an soit 126% sur 10 ans). L’étude porte spécifiquement sur les freelances dans les services aux entreprises (490 000 en 2016) qui est le groupe en plus forte croissance (+11,5%/an soit une multiplication par 3 en 10 ans).

En France, le terme « freelance » désigne ces travailleurs indépendants qui n’ont pas nécessairement de fonds de commerce, d’agrément, d’actif immobilisé ou de licence permettant d’exercer une profession réglementée. Ce sont bien plus souvent qu’on ne l’imagine des travailleurs hautement qualifiés — consultants, designers, ou développeurs informatiques souvent Bac+5 ou Bac+6, qui choisissent de se mettre à leur compte, sans employer d’autres personnes.

Vincent Huguet, CEO et Cofondateur de Hopwork, déclare « D’un côté on a, par exemple, les chauffeurs VTC dont le statut d’indépendant permet souvent de sortir du RSA ou du chômage, et de l’autre on a des profils ultra qualifiés qui quittent un emploi salarié car ils veulent être autonomes. Ce phénomène est révélateur d’un désir d’autonomie pour toute une nouvelle génération de travailleurs qui se disent : « Je ne veux pas attendre que l’entreprise change alors je crée ma petite entreprise moi-même pour être indépendant et libre ». »

Freelance un choix pour 90% d’entre eux… pourquoi ?

Le choix se fait avant tout pour l’indépendance que leur offre ce statut. Les avantages principaux pour eux étant :
Pour 52% : Organiser son emploi du temps
Pour 47% : Choisir ses clients et ses projets
Pour 46% : Choisir son lieu de travail

freelance le choix
S’ils veulent gérer leur temps, cela ne veut pas dire qu’ils en passent moins au travail que leurs homologues salariés. C’est même le contraire :
12% travaillent entre 50 et 70 heures
38% entre 40 et 50 heures
30% travaillent entre 30 et 40 heures

freelance statut assumé
… en ayant globalement un salaire plus élevé.
63% des freelances qui travaillent 40 heures par mois gagnent autant ou plus qu’en salariat.

Leurs réponses démontrent clairement qu’ils souhaitent avant tout l’épanouissement dans un travail qui leur offre indépendance, flexibilité, liberté dans le choix de leurs missions et leur lieu de travail.
Ainsi 75% se sentent épanouis et fiers de leur statut, 71,73% recommanderaient à leur entourage de devenir freelance et 91,10% d’entre eux ne souhaitent pas revenir au salariat. « J’y suis j’y reste » quand on a gouté à l’entreprenariat, c’est dur de revenir en arrière apparemment !

Le reflet de toute une génération, symbole de changements sociétaux profonds

Cette dynamique a bien été portée par la génération Y qui a une vision nouvelle du travail et pour qui la mission et la qualité des conditions de travail sont tout aussi importantes que la rémunération. Ils ont su anticiper et s’adapter aux évolutions du marché tout en restant centrés sur leur épanouissement personnel.

Mais les freelances représentent un groupe bien plus hétérogène qu’on ne le pense. Contrairement aux idées reçues, cette étude démontre que le freelance a plutôt entre 26 et 35 ans, pour 47% des répondants. Le statut de freelance séduit aujourd’hui tous les profils, les hommes (60% des sondés) et les femmes (40%), et tous les âges, puisque près de 17% ont plus de 45 ans.

Idem pour leurs origines géographiques : IIs n’habitent pas tous Paris, loin s’en faut… Sur les 1014 freelances interrogés, 40% sont en Ile de France et 60% en province, il s’agit bien d’un phénomène qui concerne tout le territoire.

Avec une hausse de 126% sur 10 ans, ce statut de freelance a véritablement acquis ses lettres de noblesse aujourd’hui, représentant une part significative des travailleurs en France… et une solution certaine à une part du chômage dans notre pays. On s’éloigne vraiment de la précarité qui collait à la peau de ce statut.

Le freelance a, de fait, intégré la contrainte de ses revenus fluctuants, ils sont 48% à en ressentir des difficultés, mais ils l’acceptent au regard de tous les avantages qu’il offre. De plus, l’étude d’Hopwork démontre qu’aujourd’hui les freelances sont de hauts profils souvent prisés par les entreprises. Ils ont plusieurs clients à la fois ce qui leur assure un certain revenu, même s’il n’est pas linéaire.

Envie d’en savoir plus, l’étude complète est consultable ici.
Copyright : Hopwork

3 commentaires
  1. par Crueux22

    Enfin un feed-back non misérabiliste sur le statut de Free-lance qui sera de plus en plus choisi. Car choix est bien le bon mot pour être libre. Indépendant et libre. Merci Elaee

  2. par Isabelle

    Euh… M^mee si c’est en partie vrai, ca manque un tout petit peu d’esprit critique et de réalité du terrain non ?

  3. par Raphaelle

    Pourquoi ca manque de réalité terrain Isabelle ? Je suis Free et tout à fait d’accord avec ces infos.

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