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Vous
êtes hyperconnecté.e, nomophobe ou malade ?

Accro au portable et aux réseaux sociaux ? Désormais il existe un mot pour ces drôles de maux ! Voici un test pour savoir si vous êtes concerné.e. Ou pas.

Vousêtes hyperconnecté.e, nomophobe ou malade ?

Il est votre bien le plus précieux. Il est toujours présent à vos côtés, du réveil jusqu’au coucher, monopolisant sans cesse vos pensées. Sa présence est indispensable à votre sérénité. Son éloignement peut très vite causer angoisses et réactions inappropriées… Qui est-il ?

Vous avez répondu « mon téléphone portable » ? Alors vous avez répondu juste. Mais ce n’est peut-être pas une bonne nouvelle car si c’est le cas vous êtes un ou une hyperconnecté.e a minima. Au pire, vous êtes nomophobe…

Néologisme conceptuel ou véritable addiction ?

Élu mot de l’année 2018 par le comité du Cambridge Dictionary, la nomophobie est la contraction de NOMO « no mobile » et phobie, peur en latin. Concept contemporain, le mot est rentré en 2016 dans le Larousse qui décrit le nomophobe comme « quelqu’un qui ne peut se passer de son téléphone portable et éprouve une peur excessive à l’idée d’en être séparé ou de ne pouvoir s’en servir ».

Ce comportement extrême prend de l’ampleur et touche toutes les tranches de la population mais ce sont en particulier les jeunes générations qui y sont le plus sensibles. Ainsi une étude réalisée par SecurEnvoy montre que, pour 77% des 18 – 24 ans, être séparé de leur téléphone portable pendant quelques minutes leur paraît impossible. Puis ce sont les adultes de 25 à 34 ans qui suivent avec 68%.

Bien que la nomophobie ne soit pas encore reconnue comme une addiction par le DSM-5, le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de référence, le concept inquiète et est exploré par de nombreux scientifiques dans le cadre des cyberaddictions.

Pourquoi devient-on accro ?

Dans une interview pour le webzine atlantico le psychothérapeute et addictologue Gérard-Yves Cathelin décrit le processus chimique de la nomophobie. Selon lui, il relève des mêmes principes que l’addiction. Quand on passe du temps sur son smartphone et sur les réseaux sociaux, notre corps sécrète de la dopamine, la même molécule de satisfaction secrétée par un alcoolique qui boit ou un fumeur fumant… Notre cerveau associe cette dernière à l’utilisation du smartphone qui devient en quelque sorte notre doudou.

La nomophobie prend également racine dans le fait d’être en attente d’une information, elle est liée à la peur de rater quelque chose, the FOMOFear Of Missing Out ») pour nos amis anglo-saxons. Aussi freelance en recherche de contrats, commerciaux et surtout demandeurs d’emploi sont davantage sujets à la nomophobie.

En plus du stress et de l’angoisse générés par la peur elle-même, les actes du nomophobe ont aussi de nombreuses conséquences sur l’efficacité au travail et au quotidien.

Le téléphone portable : la fin de l’ennui… mais aussi de la créativité !

Avez-vous déjà essayé de ne rien faire pendant 5 minutes ?
Dans nos vies d’éternels speedés qui n’ont pas le temps de perdre du temps, on oublie qu’il fut un temps (quand on était jeune et où attendre le bus pour l’école occasionnait de longues minutes à rêvasser).
S’ennuyer est bon pour notre esprit, on parle même d’un spleen créatif. En laissant nos pensées vagabonder, en restant assis à regarder le paysage par exemple, notre esprit alors non stimulé par une source extérieure crée lui-même ses propres stimulus.  Avec l’avènement des smartphones, les pauses au travail ne sont plus propices à des temps de relâchements mais sont au contraire des moments d’hyperstimulations. Dès que midi sonne il faut répondre à ses sms, trouver une recette pour le dîner du soir, vérifier son agenda, regarder ses notifications… On est pris dans un engrenage de choses (utiles ?) à faire : parce que socialement il faut être occupé ? Parce qu’avoir des choses à faire permet d’exister ? Parce que voir le malheur, la bêtise ou les addictions des autres nous soulage ?

Surinformations et perte de concentration

Cela nous est tous arrivé au moins une fois. Ce moment où, très concentré, on s’apprête à rendre de manière efficiente un travail pour lequel on est très attendu… et là sonne (bip) une notification sur notre smartphone. Un coup d’œil et la concentration tombe ! Il nous faudrait paraît-il plus de 20 minutes pour revenir au même stade de concentration (si vous trouvez le chiffre exact / l’étude / l’infographie, nous sommes preneurs).
Avec Internet, notre capacité à rester concentré sur un objectif est mise à rude épreuve. D’une recherche précise sur Internet, on trouve un autre sujet de recherche puis un autre et un autre et ainsi de suite… C’est le concept de sérendipité : trouver quelque chose que l’on ne cherchait pas. Oui mais voilà après 20 minutes de surf, on ne sait même plus ce que l’on cherchait.

Dégradation du lien humain

Il ne vous viendrait pas à l’idée de poser et regarder votre album photo de vacances sur la table de réunion ou encore d’exposer vos lettres d’amour lors d’un déjeuner clients. Et pourtant, à travers ce petit boitier de technologie c’est toute notre vie intime que l’on transporte et que l’on regarde de façon impulsive tout au long de la journée. Avez-vous déjà vécu la frustration du collègue collé le nez dans son smartphone à regarder ses photos de weekend pendant que vous faites votre présentation ?  Qui du respect de l’autre ? De la politesse ? De ce qui va faire le lien dans le monde « réel » ?

La solution :  faire une cure de digitale détox ?

Heureusement, la nomophobie n’est pas une addiction mais plutôt une peur irrationnelle pour laquelle la première étape pour réagir consiste à en prendre conscience. Certaines habitudes comme regarder son téléphone dès son réveil augmentent le risque de créer un état de stress quotidien. De même, dormir à côté de son portable dans l’attente d’un retour client ou collègue : rien de pire pour dégrader son sommeil.
Il nous faut apprendre à nous déconnecter. Avant d’aller en clinique pour ce faire (oui oui ça existe, un vrai business), on peut s’organiser tout seul afin de faire de véritables pauses. Exemple : désactiver les notifications pendant les réunions !
En pratique, voici une liste de 5 astuces pour vous aider à être moins dépendant.

Faites le test !

Un test composé de 20 questions a été réalisé et publié dans la Computers in Human Behavior en 2015 par une psychologue et un chercheur de l’université d’Iowa. Il en résulte un score catégorisant votre type de nomophobie, de légère à sévère. Il est traduit en français par le site Sciences & Avenir. A vous de jouer :

20 items pour évaluer votre dépendance à votre smartphone

Attribuez à chaque affirmation ci-dessous une valeur de 1 (« pas du tout d’accord ») à 7 (« entièrement d’accord ») et comptez ensuite vos points pour connaître votre score.

1. Je serais embêté(e) de ne pas pouvoir accéder à tout moment aux données de mon smartphone.

2. Cela m’énerverait de ne pas pouvoir chercher de l’information avec mon smartphone (moteurs de recherche…) quand je le désire.

3. Cela m’énerverait de ne pas pouvoir consulter les actualités sur mon smartphone (météo, évènements, scoops…).

4. Cela m’énerverait de ne pas pouvoir utiliser toutes ses applications de mon smartphone quand j’en ai envie.

5. La simple idée d’avoir ma batterie à plat m’angoisse.

6. Je risque de paniquer si je franchis ma limite de données autorisées ou mon forfait.

7. Si je n’ai pas directement de couverture ou de signal wifi, je vérifierais sans cesse la possibilité de récupérer un nouveau signal ou de dénicher un réseau wifi.

8. Sans smartphone (ou sans la possibilité de l’utiliser), j’aurais peur de me retrouver bloqué quelque part.

9. Si, pendant un moment, je ne peux consulter mon smartphone, je ressentirais l’envie de le faire.

 

Et si je n’avais pas mon smartphone sur moi…

10. Je serais inquiet (inquiète) de ne pas pouvoir communiquer dans l’immédiat avec ma famille et/ou mes amis.

11. Je serais inquiet (inquiète) que ma famille et/ou mes amis ne puissent pas me joindre.

12. Je serais inquiet (inquiète) de ne pas pouvoir recevoir de SMS et d’appels.

13. Je serais inquiet (inquiète) de ne pas pouvoir rester en contact avec ma famille et/ou mes amis.

14. Je serais inquiet (inquiète) de ne pas savoir si quelqu’un a essayé de me joindre.

15. Je serais inquiet (inquiète) de rompre ma connexion permanente avec ma famille et mes amis.

16. Je serais inquiet (inquiète) d’être entièrement coupé de mon identité numérique.

17. Je serais embêté(e) de ne pas pouvoir consulter ou écrire sur les réseaux sociaux.

18. Je serais embêté(e) de ne pas pouvoir vérifier mes notifications sur les réseaux sociaux et mes comptes en ligne.

19. Je serais embêté(e) de ne pas pouvoir consulter mes mails.

20. Je me sentirais déboussolé(e) car je ne saurais pas quoi faire, tout simplement.

 

Quel score avez-vous obtenu ?

Si vous avez obtenu 20 points : Vous n’êtes pas concerné(e) par la nomophobie. Vous pouvez vous passer aisément de votre smartphone.

De 21 à 60 points : Votre nomophobie est légère. Vous êtes un peu irritable quand vous avez oublié votre smartphone à la maison ou lorsque vous êtes privé(e) de wifi, mais vous gardez néanmoins le contrôle de la situation.

De 61 à 100 points : Votre nomophobie est modérée. Vous êtes attaché(e) à votre smartphone, vous consultez régulièrement vos notifications en vous promenant ou en parlant à un proche. Ne pas être joignable vous rend nerveux.

A partir de 101 points : Votre nomophobie est sévère. Vous ne pouvez rester plus d’une minute sans consulter votre smartphone. D’ailleurs, le consulter est sûrement la première chose que vous faîtes le matin, la dernière le soir, et il prend le pas sur beaucoup d’autres activités.

 

 

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êtes hyperconnecté.e, nomophobe ou malade ?”

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