Elaee
Chasseurs de têtes création, communication, digital et marketing

Ce que
les recruteurs apprennent des candidats grâce aux réseaux sociaux

Plus d'1 recruteur sur 2 a déjà cherché un candidat sur les médias sociaux. Voilà ce qu'il faut faire pour les inciter à vous choisir.

Ce queles recruteurs apprennent des candidats grâce aux réseaux sociaux

Bien sûr, les recruteurs ne regardent pas que les réseaux sociaux professionnels.

D’après un sondage réalisé par CareerBuilder* : 55 % regardent sur Facebook et 26 % sur Twitter, alors que 45 % utilisent le site de réseautage professionnel LinkedIn et 23 % Google+. Les sites de partage d’images n’échappent pas non plus à leur œil avisé. 14 % font appel à Instagram et 9 % à Pinterest. Les employeurs utilisent aussi les moteurs de recherche : plus de 2 employeurs sur 5 (42 %) utilisent des moteurs de recherche comme Google pour faire des recherches sur des candidats potentiels, et 17 % ont l’intention de s’y mettre.

52 % des employeurs ont déjà fait des recherches sur des candidats sur les médias sociaux et 15% ont l’intention de s’y mettre.

Et cela influe sur la sélection.
Parmi les recruteurs qui ont fait des recherches sur des candidats sur les médias sociaux, 41 % ont trouvé du contenu qui les a convaincus de ne pas recruter le candidat et 28 % ont trouvé du contenu qui les a fait douter du bien fondé d’embaucher le candidat.

Un exemple ? Hier chez Elaee, la candidature d’un Directeur de clientèle RP spécialisé dans le digital et qui nous parle beaucoup de réseaux sociaux sur son CV… alors qu’on ne trouve nulle trace de lui sur internet. Même pas une page Linkedin, ni un petit communiqué de presse, et encore moins un fil twitter, outil important s’il en est aujourd’hui auprès des journalistes.

L’étude révèle que ce qui peut provoquer l’élimination d’une candidature  :

–  Le candidat a menti sur ses compétences (32 %)
–  Le pseudonyme du candidat manquait de professionnalisme (28 %)
–  Le candidat critiquait sa dernière entreprise ou ses collègues (24 %)
–  Le candidat avait posté des informations sur sa consommation d’alcool ou de drogue (23 %)
–  Le candidat partageait des informations confidentielles sur son précédent employeur (21 %)
–  Le candidat avait mis en ligne des photos ou informations déplacées ou provocantes (20 %)
–  Le candidat avait fait des commentaires discriminatoires sur la race, le sexe, la religion, etc. (18 %)
–  Le candidat manquait de compétences en communication (18 %)
–  Le candidat postait trop souvent (18 %)
–  Le candidat avait menti à propos d’une absence (18 %)
–  Le candidat avait des liens avec un comportement criminel (13 %)

Les recherches faites sur les candidats peuvent aider à favoriser leur embauche. Exemples :

42 % des employeurs qui ont fait des recherches sur des candidats sur les sites des réseaux sociaux disent y avoir trouvé du contenu qui les a incités à recruter un candidat. Parmi les explications les plus courantes se trouvent :
–  Le candidat était créatif (33 %)
–  Ils ont pu évaluer la personnalité du candidat et ont pensé qu’il pourrait bien s’intégrer à l’entreprise (33 %)
–  D’autres personnes avaient posté d’excellentes références (28 %)
–  Le candidat avait de très bonnes compétences en communication (28 %)
–  Le site du candidat relayait une image professionnelle (26 %)
–  Les renseignements supplémentaires sur le candidat confirmaient sa qualification pour le poste (23 %)
–  Le candidat avait reçu des prix et récompenses (17 %)
–  Le candidat était équilibré (17 %)
–  Le candidat avait communiqué avec les comptes de l’entreprise sur les réseaux sociaux (16 %)
–  Le candidat avait mis en ligne une vidéo engageante ou un autre type de contenu (14 %)
–  Le candidat avait de nombreux followers ou inscrits (13 %)

Voilà quelques idées pour développer votre marketing de soi, self branding, e-reputation… quel que soit le nom que vous donnez au fait de mettre en valeur votre image de pro sur le web. Dont acte.

 

*CAREERBUILDER, leader mondial des solutions de recrutement (outils et logiciels) a fait réaliser ce sondage auprès de 400 professionnels influents dans les décisions de recrutement en France.

Copyright : Shutterstock « red horseshoe magnet »

 

12 commentaires sur “Ce que
les recruteurs apprennent des candidats grâce aux réseaux sociaux”

« le candidat était équilibré » non mais des fois ! et les employeurs ils sont tous bien calibrés vous pensez ?
bon allez, on pardonne, c’est bien parce que c’est Elaee

On n’arrête pas de nous alerter de verrouiller nos pages, nos comptes, par un pseudo anonyme pour justement être « libre », en limitant l’accès aux « non-amis » pour éviter d’éparpiller notre life, papoter sur twitter alors qu’on n’a pas autant de chose à dire qu’Oprah Winfrey, c’est plus que soporifique (on passe son Twitter à retweeter ce que les cautres ont vu aussi sur les comptes suivi… super !)

nos pages, surtout la FB, c’est notre territoire privé, un chez nous qui n’a rien à faire dans la sphère job : l’employeur venait-il avant chez nous le samedi soir voir comment on se comporte en soirée avec nos amis ? si la vaisselle est faite ? pour se dire « ouhlala elle, elle est du genre à pas finir son travail ! » (alors que si la vaisselle est pas faite, c’est parce qu’en rentrant à 21h, j’ai franchement qu’une envie : manger et me coucher !)

On sait qu’il faut faire attention à ce que nous livrons sur le net, pour pas porter préjudice. mais alors dire que si on n’a pas créé ses profils alors qu’on travaille dans le digital cela veut dire qu’on ment… c’est gros quand même.
Les analystes financiers ont-ils une passion pour faire les comptes de toute leur famille ?
les responsables QHSE sont-ils sans cesse en trains de vérifier si tout est aux normes là où ils vont ?

Les recruteurs sont rois aujourd’hui et en plus ils vont chercher à pinailler sur des choses qui n’ont rien à voir avec le job… c’est pénible !
personnellement, dernièrement, le fait que j’ai un cheval et que monter à cheval soit ma passion a semble-t-il posé problème au recruteur… qui a déduit que si j’ai un cheval, je dois m’en occuper, donc potentiellement je ne pas assurer de faire des heures supp… j’ose même pas imaginer si j’avais un enfant……

C’est bien beau les réseaux sociaux, mais comme dit Sophie, ça devient pénible et pas en lien avec le job. Pour les réseaux sociaux professionnels, c’est normal, mais facebook et le reste, c’est trop intrusif. A savoir aussi, que l’on peut trouver les profils perso des recruteurs…

@Aufwind, et c’est tant mieux qu’on puisse aussi trouver les profils perso des recruteurs. Comme ça, tout le monde est à la même enseigne et doit faire attention aux traces laissées sur internet.

Un énergumène peu recommandable

Je suis allé passer un entretien pour un boulot, mais je ne dirais pas où, ni chez qui. Disons que c’était à Mondeville, la zone industrielle d’une grande cité médiévale. Rien que le nom, tu sais que tu es dans le trou du cul du monde. Un peu comme le quartier où je réside qui se nomme Hauteville, comme à Jersey, sauf que là, c’est la banlieue de la ville où je réside, au bord du périphérique et de la zone industrielle. Mais je ne me plains pas, j’aime beaucoup mon appartement, d’autant plus qu’on vient de changer toutes les fenêtres et les huisseries…. Hier donc, je poursuivais ma sempiternelle quête et je me suis retrouvé avec dix-sept autres personnes dans une salle. Exposé général classique sur le groupe, puis on nous a demandé de nous mettre par binôme et de questionner l’autre sur lui et après de rapporter devant un jury et de présenter cette personne. Je suis tombé sur quelqu’un de charmant, 46 ans, célibataire, atteinte d’une maladie dégénérative, qui avait travaillé notamment dans une grande surface et dans les assurances. Elle était vraiment sympa et malgré cette saloperie de maladie, elle était souriante et enjouée. Un exemple. Nous avons effectué notre présentation. Rien de spécial. Puis je suis passé devant un jury de deux personnes, notamment devant un responsable parisien venu spécialement pour l’occasion et qui a été extrêmement désagréable, dans son intonation de voix. Entretien particulièrement difficile, avec jeu de rôles, questions extrêmement violentes et agressives, tant et si bien que je me suis posé la question de savoir si je n’allais pas me lever et partir, tant je trouvais déplacé et totalement anachronique, archaïque même, cette attitude négative. C’est ce genre d’entretiens qu’on menait dans les années 80. Tout ça pour me dire qu’il ne retenait pas ma candidature, avec force conseils sans aucun intérêt. Je suis ressorti de là, non pas déprimé, mais implosé, un peu comme dans le film de Luc BESSON « Lucy » – que j’avais été voir il y a presque un an, juste à côté justement – avec Scarlett JOHANSSON qui à la fin implose en milliards de particules. Je me suis senti un peu comme ça, après. Très en colère, d’avoir du subir la vindicte de cet énergumène peu recommandable. Heureusement que je n’ai pas été retenu, parce que j’aurais refusé le poste. Trois jours plus tard, je suis toujours en colère… c’est comme une lente destruction de son moi le plus profond. Le plus intime. Et j’en rage de m’être fait avoir, comme un bleu, tout ça parce que j’ai souhaité me prostituer, me coucher à même le sol, pour ne pas crever la dalle. J’ai bien sur retrouver ce quidam nauséabond sur le Net. Le revers de la médaille.

Je ne comprends pas…

D’un côté des entreprises qui se plaignent de ne pas trouver les « bons » candidats. De l’autre pléthore de candidats qualifiés.

Qu’on « googlelise » un candidat je le conçois. C’est ainsi, on peut le regretter, mais c’est ainsi. Point.

Mais franchement qu’on écarte un candidat parce que « Le pseudonyme du candidat manquait de professionnalisme » (plus d’un recruteur sur 4 !) j’en tombe de ma chaise.

Vous pensez en toute honnêteté qu’un candidat dont le pseudo est LeGentilBisounours sur Facebook est forcément un mauvais candidat ?

Ou encore pour 18% des recruteurs (près d’1 sur 5 !) « Le candidat postait trop souvent » -> c’est quoi trop souvent ? Evidemment la réponse va varier d’un recruteur à l’autre.

En attendant on trouve des offres d’emploi demandant plus de 2 ans d’exp., bac +4 ou 5 avec école de commerce ou d’ingénieur pour un salaire inférieur à 28k/an !

Et on s’étonne qu’avec une mentalité pareille nos jeunes (et moins jeunes) tentent leur chance ailleurs ?

On croit rêver…

Désolé si mon message paraît virulent mais je trouve cela tellement triste, et pour les candidats, et pour les entreprises. Nous sommes tous perdants mais comment faire changer les choses et bouger les lignes ?

Je suis rassurée de lire qu’il y a des personnes aussi outrées que moi à la lecture de cet article.

Effectivement, on montre du doigt le moindre « défaut » des candidats mais des recruteurs et autres personnes rédigeant les offres d’emploi jamais.

La remarque de Sophie concernant son cheval est hilarante. En 2015 il est interdit d’avoir d’autres passions que le travail.

En ce qui me concerne, le problème a été inverse « vous n’avez pas encore d’enfant à votre âge » mais « vous allez en vouloir » c’est un problème.

Le constat c’est que le problème ce n’est pas nous mais eux!!! Restez comme vous êtes. Aujourd’hui, les entreprises ne souhaitent pas recruter des êtres humains mais des robots, ce que nous ne sommes pas!

Un jour la roue tourne!

La roue tourne déjà ! ce qu’il y a de bien avec les réseaux sociaux c’est que les entreprises et les candidats sont à la même enseigne. On peut critiquer, juger, noter et choisir dans les 2 sens.
En tant que RH en entreprise moi je suis stupéfaite de voir le nombre de candidats qui refusent un poste sous prétexte que la notoriété en ligne de l’entreprise n’est pas assez positive.
Le bon sens ça marche des 2 cotés.

Les motifs de rejets listés sont pour la plupart interdits en droit français… à méditer !

Je suis tellement d’accord avec ces postes.
Preuve est faite que la tartufferie du système ne trompe plus grand monde.

Il n’y a que sur les sites de conseils en tout genres pour anonner les mêmes slogans à l’adresse des gens dans l’ornière. Comme si ces derniers étaient plus c.. que la moyenne.

Le tout est de savoir trouver un juste équilibre entre recherches d’informations pertinentes et voyeurisme malsain.
Et moi ça ne me tente pas qu’un recruteur potentiel dont je ne connais pas l’éthique ni la fiabilité puisse savoir à quelle heure et avec qui je « baise » (pardonnez moi ce langage!)sous prétexte d’avoir un poste à pouvoir auquel j’aurai candidaté. Je grossis le trait pour souligner une belle hypocrisie! Alors si ce recruteur n’aboutit pas à mon profil Facebook/linkedin/compte twitter… en googleisant mon nom et n’a pas la curiosité de me recevoir en entretien si les 1ers éléments que je lui ai volontairement fournis l’ont intéressés et qu’il préfère céder à la déception du non aboutissement de sa curiosité « questionnable » et bien je crois que nous aurons au moins économiser tous deux de notre temps.

Je suis contre en 1ers lieux : la stupidité et la toute puissance donnée à ceux qui ne la méritent pas. Il ne me semble pas très compliqué d’obtenir les informations dont on a besoin du principal intéressé.
Puis à ceux qui fonde leur jugement sur ce qui est présenté sur les réseaux sociaux (hormis des cas extrêmes et dérives), nous devrions être navrés de devoir leur dire que Facebook & co … n’est qu’un très lointain semblant de la réalité!

Bref, je suis beaucoup plus pour une approche directe et ouverte. L’honnêteté est une bien meilleure base pour commencer une entente professionnelle à mon goût.
Après tout dépend de quel jeu on veut jouer…

Et bien que j’apprécie fortement d’habitude les propos d’Élaee, je trouve que l’exemple n’est pas le plus opportun pour le coup. Avoir un nom d’emprunt pour préserver sa un peu de sa vie privée et de sa liberté existe depuis la nuit des temps et ne signifie pas nécessairement que l’on n’a pas de présence sociale et que l’on ne sait pas se servir des réseaux sociaux.
Je pense à ce pauvre candidat et me dis que moi non plus vous n’auriez pas trouvé grand chose sous mon nom de candidat (et c’est voulu). Pourtant je suis active (présence sur la majorité des réseaux, contributeur à des médias digitaux, blog..)
Après si déjà le CV en lui-même vous laissait déjà songeurs je peux comprendre que de ne pas trouver davantage ne vous ait pas confortés dans l’idée de donner suite seulement je me dis qu’un recruteur devrait voir parfois plus loin que le bout de son nez. Au pire poser la question au candidat. Pourquoi pas? La confiance réciproque est une bien meilleure piste, ne croyez-vous pas?

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