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Quand un étudiant nous sollicite… avec une drôle de question

répondre à toutes les questions par Elaee recrutement digital marketing communication

« Nous répondons sans faute à chacun », dit-on chez Elaee. Et on le fait.

Ça nous prend un temps de dingue, d’autant qu’on lit – vraiment avec nos yeux – chaque message.

Même les demandes d’alternance, alors qu’on ne traite que des jobs en CDI, on répond.

Quant aux jeunes étudiants en quête d’infos sur le métier, le marché, les méthodes, etc., on essaie aussi de les aider. Même si on n’a pas toujours le temps de répondre à de grands questionnaires, on investit volontiers quelques minutes pour donner un coup de pouce aux plus jeunes.

Bref : on est sympa.

Sauf que… il y a des petits malins

Un étudiant me contacte sur LinkedIn et me demande de l’aide pour répondre à une étude en cours. La demande est bien présentée. Respect. Clarté. Efficacité.

Je lui explique que je ne peux pas lui proposer de rendez-vous, mais que s’il arrive à synthétiser son étude en deux questions, je m’engage à lui répondre.

Il m’envoie ceci :

« Aujourd’hui, passez-vous plus de temps à chasser les bons candidats, ou à prospecter pour trouver de nouvelles entreprises clientes ? »

Puis :

« Si un système vous apportait des rendez-vous qualifiés avec des entreprises qui recrutent, sans que vous ayez à prospecter, auriez-vous la capacité d’absorber ces nouveaux mandats ? »

Franchement. Un peu grosse la ficelle, non ?
Vous le voyez venir vous aussi ?

L’étude qui ressemble beaucoup à une prospection

Deux questions qui, certes, parlent de recrutement. Mais qui sont surtout fort utiles à une start-up développant un outil d’acquisition de clients.

Si étude il y a, elle est pour le moins… orientée.

Et le sujet est loin d’être anecdotique.

Les décideurs sont aujourd’hui bombardés de sollicitations commerciales : une étude Hunter menée sur 11 millions de cold emails indique un taux moyen de réponse de seulement 4,1 %. Plus intéressant encore : 71 % des décideurs citent le manque de pertinence comme première raison de ne pas répondre.

Autrement dit, chaque information permettant de mieux cibler les entreprises susceptibles d’acheter est précieuse.

Donc oui, les deux petites questions de notre étudiant ont une vraie valeur commerciale.

Et le plus drôle dans l’histoire…

Je réponds quand même. En lui disant très clairement : « Votre étude est déguisée. Elle est probablement commanditée par une société d’acquisition de leads. »

Mais je veux être fair-play, je vais au bout et je réponds à ses 2 questions.

Et là, le jeune homme ne se démonte pas. Réponse immédiate : « Bravo, vous avez l’œil. » Puis il enchaîne avec tout son argumentaire pour m’extorquer encore quinze minutes de rendez-vous.

Là, j’avoue, j’ai souri (avant de dire non). Parce que techniquement, c’est plutôt bien joué. Un peu gonflé, certes. Mais bien joué.

Un joli petit cheval de Troie qui arrive dans une boîte mail avec le message « Bonjour, je suis étudiant… » Et au final, quand on l’ouvre :
« Surprise : prospection commerciale ! »

Ah, à vouloir être sympa…

Conclusion ? Ce n’est certes pas qu’il ne faut plus répondre aux étudiants (lâchez votre fusil SVP).
Ni qu’il faut devenir méfiant.e à chaque demande.
Chez Elaee, nous continuerons à répondre. Parce qu’on sait combien c’est difficile de démarrer dans un métier et de chercher quelqu’un pour vous ouvrir une porte, donner une information ou simplement prendre cinq minutes pour expliquer comment ça marche.

Aider OK. Faire un RV commercial non merci.

Bref, la conclusion je disais.
Et bien c’est que je garde le contact de ce jeune homme, au cas où on ait bientôt un job commercial (de business developer par exemple) qui nécessiterait capacité d’analyse, bon sens,esprit de conquête, et un certain culot…

Un commentaire sur “Quand un étudiant nous sollicite… avec une drôle de question”

E.grufir dit :

Bien joué ! Donc un bon moyen pour un candidat de se faire repérer par un recruteur.

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