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Perdre son autonomie pour gagner du temps, c’est le deal de la robotisation

quand l'accélération du temps sert la robotisation

Terminator, i-robot, 2001, etc. Ils avaient tenté de nous prévenir, mais nous ne les avons pas écoutés… Et pourtant le phénomène est bien là : l’accélération du temps favorise la robotisation.

Le paradoxe des machines

Si notre société devait être résumée en un seul mot, celui-ci correspondrait sans nul doute à « Pressé ». Poussée par le consumérisme forcené, la société humaine a fini par se plier à ce mode de fonctionnement si particulier où le temps devient de l’argent.
Une étude donne des chiffres sur le paradoxe soulevé par ce monde « pressé » si cher à Harmut Rosa (dont il faut lire le précieux ouvrage « Accélération, une critique sociale du temps »). Paradoxe qui fait la part belle à l’automatisation.
Elle révèle ce que d’innombrables films de science-fiction redoutaient : le soulèvement des machines.

Le syndrome de l’instantanéité

L’enquête menée par l’Observatoire Sociovision auprès de 2 000 individus sur une période de 12 mois, révèle que 55 % des Français utilisent des caisses en libre-service dans les centres commerciaux, soit une hausse de 7 % par rapport à l’année précédente. 22 % d’entre eux se servent des systèmes de self-scan tandis que 27 % des non-utilisateurs souhaitent que leur centre commercial habituel en soit doté.
Ces chiffres démontrent clairement une recherche d’économie de temps par l’intermédiaire de dispositif informatisé qui ne connaît par les mêmes défauts qu’un être humain.
Ce que redoutent les sociologues vis-à-vis de ce comportement réside au niveau de la déshumanisation de l’homme. Celui-ci vit ainsi dans un monde où il ne peut plus tolérer la moindre perte de temps. Si l’on pousse cette logique à l’extrême, l’homme serait capable d’abandonner son autonomie pour gagner du temps.
D’ailleurs, un Français sur deux avoue être en mesure de prendre une décision radicale par rapport à sa vie rapidement et sans préavis. Bref, la machine semble en route et rien ne pourra l’arrêter.

Le paradoxe

Si 64 % des jeunes de 25 à 34 ans sont continuellement en quête de moyens pour gagner du temps, 84 % déclarent cependant préférer la présence d’un vendeur dans un magasin pour s’occuper d’eux.
La raison évoquée concerne le point clé des théories sur la robotique : des conseils personnalisés. Si les dispositifs électroniques permettent en effet de gagner du temps de manière pragmatique, le vendeur lui offre la possibilité d’en gagner grâce à sa réactivité. Il peut s’adapter aux besoins et aux questions en fonction de son interlocuteur. La machine de son côté ne peut prendre en compte que des schémas classiques prédéfinis par… des hommes.

Ce que cela révèle sur notre société

Actuellement, une majorité des entreprises souhaitent entamer leur « informatisation » ou leur « automatisation » afin d’augmenter leur bénéfice et réduire les couts salariaux. Du coup, nombre d’entre elles ont investi dans ce que les experts baptisent la « commercialisation du temps ».
Le temps est devenu un article, un produit qui s’achète cher. Les promotions, les pubs, les newsletters utilisent le temps comme argument de choc en le présentant souvent comme précieux.
Même le domaine de la médecine traite le temps comme un bien précieux.
Cumulés, ces différents messages influencent le comportement du consommateur qui en vient à subir, forcé qu’il est de se conformer aux normes de la société. Il cherche à gagner du temps sans être conscient de l’essence de son acte. D’où le paradoxe entre ce qu’il fait et ce qu’il pense. Il agit de manière « machinale » puisqu’il n’arrive pas à prendre du recul lorsqu’il se retrouve « pressé » par la société.
En revanche, à tête reposée, il redevient conscient de l’absurdité de la course après le temps.

Copyright : Shutterstock

 

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