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IA : plus on l’utilise, moins on réfléchit ?
La semaine dernière, le Centre national du livre rappelait que les 7-19 ans passent en moyenne 3 heures par jour sur leur téléphone… contre 18 minutes de lecture. Ratio : x10. Franchement ? Je ne m’en suis toujours pas remise…
Dans la foulée, une étude menée par des chercheurs du MIT et de l’Université d’Oxford enfonce le clou — côté IA cette fois.
Le protocole est simple : 350 participants, des tests de logique et de compréhension. Un groupe avec IA, l’autre sans. Puis on coupe l’IA à ceux qui y avaient accès.
Résultat ? Les performances du groupe “assisté” chutent… sous celles du groupe autonome. Pire : ils abandonnent plus vite.
Autrement dit : plus on délègue, moins on muscle.
Et ça ne sort pas de nulle part.
Selon une étude de Microsoft (Work Trend Index, 2024, oui j’aime bien donner des chiffres), 75 % des travailleurs du savoir utilisent déjà l’IA au quotidien.
Dans le même temps, plusieurs recherches en sciences cognitives pointent un effet de “désapprentissage” lié à l’automatisation des tâches.
Faut-il jeter l’IA avec l’eau du bain ? Non.
Mais l’utiliser comme une béquille permanente ? Mauvaise idée.
Le sujet n’est pas l’outil. C’est l’effort.
À force d’aller vite, on oublie comment faire seul. Voire on oublie de réfléchir.
Conclusion : l’IA ne rend pas idiot. Mais elle peut sérieusement nous entraîner à le devenir. Alors de quel côté vous êtes ?
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