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Quand
les abeilles se lancent dans la publicité mielleuse

Le mois dernier, la marque de vin Banrock Station, très attachée au respect de l’environnement, a décidé de s’associer à la coopérative Plan Bee afin de promouvoir...

Le mois dernier, la marque de vin Banrock Station, très attachée au respect de l’environnement, a décidé de s’associer à la coopérative Plan Bee afin de promouvoir une série limitée de vins anglais.

On vous avait déjà parlé des « Clean Tag » ici, mais cette fois-ci, c’est un message publicitaire éphémère plutôt original qui se déploie sur les routes de campagne anglaises, puisqu’il est réalisé… par des abeilles !

Attirées par le miel disposé sur un panneau publicitaire, ce ne sont pas moins de 100 000 abeilles qui nous dessinent un grand SOS, pour Save our Swarm (sauvez nos ruches), détournement du fameux message international « Save Our Souls ».

Une belle réalisation en tout cas, qu’on doit être content de contempler depuis sa voiture… toutes fenêtres fermées !

Sources : Paper-plane.fr

4 commentaires sur “Quand
les abeilles se lancent dans la publicité mielleuse”

Comme l'expliquait très justement un apiculteur dans un documentaire diffusé il y a quelques jours sur TF1, à la différence de la guêpe, l'abeille n'est absolument pas carnivore. La viande (et a fortiori la chair humaine) ne lintéresse pas, elle aime les fleurs et va les visiter. C'est seulement quand elles se sentent menacées ou lorsqu'elles sont désorientées, notamment par des produits chimiques déversés dans la nature et qui endommagent leur système nerveux, (on parle actuellement del'association mortelle d'un champignon et d'un virus), que les abeilles s'attaquent à l'homme dont elles sont normalement les amies. L'abeille n'est pas agressive par nature. Aimons donc les abeilles, non seulement pour leur miel mais aussi en tant que coproductrices de fruits et de légumes, autant de bienfaits que nous devons à nos p'tites amies qui, décidément, nous sont tellement précieuses! Sait-on que le miel peut se conserver pour une durée allant jusqu'à… cinq cents ans! Et plus longtemps encore, m'a-t-on dit récemment, puisqu'il en a été retrouvé (certes réduit à l'état de sucre candy mais parfaitement consommable), datant de l'ère pharaonique, époque où il servait à l'embaumement des morts et à leur conservation. Ces insectes au corps minuscule, dont la durée de vie n'excède pas 45 jours, ont donc la capacité de fabriquer un produit moins périssable que tout ce que l'industrie agro-alimentaire humaine a pu inventer jusqu'à ce jour. Jeme souviens combien nous étions fascinés, enfants, lorsque l'institutrice nous racontait l'histoire des abeilles… Il faut continuer plus quejamais à sensibiliser les enfants à l'importance de la sauvegarde de ces infatigables travailleuses de l'ombre, et leur montrer, dans le cadre des "sciences de la vie et de la terre", que leur mode de fonctionnement naturel est de ne faire que du bien, ne demandant rien d'autre à Homo Sapiens Sapiens que de les laisser butiner en paix. Pour en revenir au miel, je n'en avais pourtant connu, jusqu'à l'âge de sept ans, que le goût des bonbons qui m'étaient donnés, tantôt pour le plaisir, tantôt pour apaiser une irritation de la gorge. Mon premier contact avec la saveur naturelle du miel avait eu pour cadre une tartine dont ma petite tête enfantine avait décrété que je ne l'apprécierais pas, associant le miel à des souvenirs auxquels il n'était strictement pour rien. Aujourd'hui, c'est bien volontiers que je me régale d'une petite cuillerée de miel, ayant entendu dire de surcroît, que fondu dans une infusion trop chaude, il perdrait ses vertus. Ces digressions mises à part, permettez-moi de vous poser maintenant une question tout à fait sérieuse: avez-vous remarqué que les dictionnaires ne répertorient aucun mot pour définir les gens qui,comme nous, aiment passionnément les abeilles? L'éducation au respect des richesses de la nature passe aussi par les mots, qui sont énergie, et en trouver un digne de porter le drapeau de la passion pour la sauvegarde de nos "chères petites" comme j'aime les appeler, n'est pas chose facile. Avec une amie, Isabelle (dont le prénom a pour anagramme "abeilles", ça ne s'invente pas!), nous avons eu beau chercher partout, nous n'avons rien trouvé de beau: "abeillophile", déniché au hasard du Web, c'est facile, pas cher,et ça ne rapporte rien ni à la langue française, ni à la poésie qu'il y a dans le fait d'être amoureux de ces petits êtres si ardents au travail pour le bien d'une humanité ingrate, qui non seulement ne rend pas aux abeilles une parcelle du bienfait qu'elles lui donne, mais encore a fini par réussir à se faire croire que les abeilles avaient besoin d'elle pour ne pas disparaître! Bienvenue au royaume des pompiers pyromanes, ce monde à l'envers où Homo Sapiens Sapiens, loin de mériter le nom ronflant qu'il s'est attribué par usurpation d'identité, est devenu fou au point de scier en toute quiétude la frêle branche sur laquelle il est assis? lui et ses enfants. Sait-on que le frelon asiatique a été introduit en Europe par le biais de l'importation des bonsaïs, que l'hybridation, encore organisée par l'homme, des abeilles européennes avec d'autres races d'abeilles, génétiquement adapées à des latitudes plus caudes, est aumoins aussi nuisible à la biodivrsié, que le sont la monoculture et l'usage de subsances chimiques qui détériorent leur système nerveux et les rendent incapales de trouver leur nourriure et de communiquer entre eles convenalement? Ce monde, doc, qui ne sait même pas comment appeler ceux qui aiment les abeilles pour de vrai! Donc, on la dit, "abeillophile", ce n'est pas beau et ça ne marchera pas. "Apicophile", pourquoi pas, mais mon amie et moi-même avons l'intuition que ce n'est pas encore la bonne formule. Alors, la nature ayant horreur du vide, il m'est apparu que le mot magique, il fallait l'inventer. Et comme ma grande fille se prénomme Melissa, et que le substantif latin Melis signifie "petite abeille" (désignant donc l'abeille ouvrière, voilà qui ne s'invente décidément pas non plus!), eh bien, bonnes gens, désormais, un amoureux des abeilles, qu'il soit apiculteur ou seulement défenseur de leur cause, sera appelé "méliophile". Nous avons d'ailleurs décidé (et telle est aussi la raison pour laquelle je publie ici ce message), de parrainer une ruche via le site "un toit pour les abeilles", afin entre autres, de donner une réalité concrète à notre passion pour ces chères petites travailleuses de l'ombre. Méliophiles nous sommes, méliophiles nous resteront, et chiches qu'afin de faire accepter ce mot des lexicographes de tous les horizons de la francophonie, et même des académiciens, partout où on aime les abeilles, on le fera entrer dans l'usage en le propageant comme la meilleure et la plus douce des épidémies. Vive les abeilles, et vive les… méliophiles!

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