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Ces mots qui vous flinguent (sans que vous le sachiez)

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Ces petits mots qui plombent tout

“Je pense que”, “désolé mais”, “juste”, “on va essayer”… Des tics de langage anodins ? Pas vraiment. Le langage n’est pas neutre : il agit. Le philosophe John Langshaw Austin parlait déjà de mots qui “font” plus que dire. Il a été le premier (vers 1955) à distinguer les énoncés constatifs (décrivant un état de fait) des énoncés performatifs (qui accomplissent une action par leur énonciation, comme promettre ou ordonner).

Certains mots peuvent donc nuire. Quand on sait qu’en entreprise, 95 % des conflits viennent d’une mauvaise communication* on n’a plus de doutes.
Autrement dit : mal choisir ses mots, c’est déjà créer un problème.

Le coût (très concret) du mauvais wording

Un mail flou, une phrase négative, un “non” mal tourné… et la machine s’enraye.
Résultat : perte de temps, erreurs, désengagement, turnover…
Je suis sûre que vous voyez très bien de quoi il s’agit question perso.
Mais côté business aussi, le choix des mots change la donne : reformuler positivement (et c’est tout un art je vous l’accorde) améliore la satisfaction client**.
A l’inverse, utiliser du jargon, autrement appelé « bullshit d’entreprise » (discours managérial creux, saturé de mots à la mode mais pauvre) réduirait la performance et la capacité d’analyse.***

Ces mots à bannir (et par quoi les remplacer)

Voici quelques exemples bien concrets pour changer votre façon de vous exprimer :

  • “Je vais essayer” → manque d’engagement → “Je m’en occupe”
  • “Désolé.e mais…” → annule l’excuse → “Je comprends, et voici ce qu’on peut faire”
  • “Juste” (“je voulais juste…”) → vous vous minimisez → supprimez-le
  • “Je ne suis pas sûr.e mais…” → vous décrédibilise → “Selon les éléments, …”
  • “Ce n’est pas possible” → bloque → “Voilà ce qui est possible”
  • “On va voir” → flou total → “Je te fais un retour d’ici…”
  • “Pas de souci” → sous-entend qu’il pourrait y en avoir → “Avec plaisir”
  • “Normalement” → introduit le doute → “C’est prévu pour…”

Les mots ne font pas que refléter la pensée, ils la structurent.
Un vocabulaire flou fait décrocher l’audience et fait chuter votre crédibilité.
À l’inverse, des mots précis, assumés, positifs… mettent en mouvement.

Quand vos mots créent (vraiment) la réalité

OK, vous avez compris, certains mots ne décrivent pas… ils agissent.
C’est ce qu’on appelle le langage performatif, souvenez-vous de John Langshaw Austin : dire, c’est faire.

Genre ?
Dire “tu es recruté.e”, “on valide”, “c’est terminé” ou “on lance” ne commente pas une situation : ça la déclenche.

Un mot peut donc motiver… ou casser une dynamique.
Un “on va essayer” fabrique du doute
Un “on y va” fabrique de l’action

Alors d’abord on supprime les mots qui nous tirent vers le bas. Et ensuite… On y va !

Sources : *Credipro, **Incwo, ***étude Cornwell university.

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