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Au travail, souffrez-vous de burn-out, de bore-out ou de brown-out?

3 façons pour le travail de nous mettre « out ». Comprendre et trouver des solutions au burn-out, au bore-out ou au brown-out.

Des nouvelles pathologies, pas jolies jolies

Nous sommes nombreux à avoir, à un moment ou à un autre, rencontré le burn-out : l’épuisement physique, émotionnel et mental dû à nos conditions de travail.
L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) le décrit par un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à remplir les objectifs fixés par son travail. Ça vous parle ?

On connaît aussi le bore-out qui, même si on a choisi par passion les métiers de la communication, du marketing ou du digital, ont atteint quelques-uns d’entre nous : on est épuisés professionnellement, non pas par un travail ingrat mais, pire encore, par l’ennui où des tâches inintéressantes. Vous savez, le syndrome de l’horloge consultée 10 fois par heure… jusqu’à a atteindre l’heure de fin de journée où on va enfin être libéré.e d’un job inutile et pesant d’inaction.

La souffrance au travail est un sujet grave, un problème majeur qui nuit à l’épanouissement professionnel et à l’entreprise.

Le brown-out, moins connu mais tout aussi dévastateur

On dit des appareils électriques qui connaissent une baisse volontaire ou involontaire de l’intensité afin d’éviter la surchauffe qu’ils font un brown-out. Il en est de même pour les humains.

Le brown-out décrit la baisse de l’engagement des collaborateurs résultant d’une perte de sens au travail, d’un manque de compréhension du pourquoi de leur mission et d’une absence de mise en perspective de leurs tâches.
Les personnes atteintes de ce mal travaillent sans réellement se préoccuper de la qualité de ce qu’elles produisent et démissionnent mentalement de leur poste.
C’est l’anthropologue américain David Graeber qui a développé en premier le concept dans un article paru dans la revue britannique Strike! en 2013. En France, le journal Le Monde en a parlé en 2016 pour la première fois.
Il est vrai que ces deux dernières décennies ont observé une très forte augmentation des problèmes de santé sous la forme de troubles anxieux, de dépressions, de stress post-traumatiques, de burn-out, de bore-out et maintenant de brown-out. De plus en plus d’entreprises (et de plus en plus de cabinets conseil et consultants) cherchent des solutions à ces insidieux maux.

Les différences entre burn-out, bore-out et brown-out

Pour faire une simplification rapide (que vous nous pardonnerez), destinée à vous projeter sur l’une ou l’autre de ces maladies :

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55 % des salariés jugent que le sens au travail s’est dégradé

C’est le chiffre donné donné par l’étude « Sens au travail ou sens interdit ? Pour s’interroger enfin sur le travail » faite par le cabinet Deloitte. Au global, plus de la moitié des personnes interrogées déclarent avoir le sentiment que le sens au travail s’est dégradé. Mais elles sont encore plus nombreuses si elles ont entre 45 et 50 ans puisque le chiffre atteint alors 67%.
Impressionnant non ?

On se pose tous la question, à un moment ou à un  autre, de savoir « pour qui je bosse ? pour quoi je bosse ? »…

pour qui je bosse pourquoi je bosse sens au travail

Faites-vous un brown-out ?

On a trouvé chez The Telegraph une liste de 10 symptômes ressentis par les personnes en brown-out :
– Vous travaillez mais vous n’éprouvez pas d’intérêt pour ce que vous faites. Le travail en lui-même est une corvée et ne vous stimule pas intellectuellement.
– Vous avez l’impression que votre to-do-list ne se réduit jamais et qu’il y a toujours plus à faire.
– Vous ne pensez plus à votre carrière et vous ne prenez pas de décisions importantes pour vous-même.
– En réunion, vous participez au minimum et voyez d’abord les risques plutôt que les opportunités.
– Vous avancez toutes les excuses possibles pour les éviter.
– Vous vérifiez vos mails dès le réveil et avant de dormir. Vous êtes collé.e à votre smartphone le week-end et même en vacances ou entre amis.
– Vous souffrez physiquement. Vous n’êtes plus en forme, vous mangez gras, ne dormez pas assez et vous avez abandonné le sport.
– Vous avez perdu votre sens de l’humour et tendez vers un comportement passif agressif. Si quelqu’un (au travail ou ailleurs) vous demande comment vous allez vous avez tendance à répondre de manière monosyllabique.
– Votre vie de famille n’est plus ce qu’elle était. Vous rentrez le soir pour regarder la télévision et montrez peu d’intérêt pour votre époux ou votre épouse et vos enfants. Vos relations amicales s’étiolent et vous ne vous y intéressez plus.
– Vous ne détestez pas vos boss, mais selon vous ils sont colériques et imprévisibles. Vous ne savez jamais s’ils vont apprécier ou non votre travail.

Des solutions en cas de burn-out, bore-out ou brown-out

Une  fois le problème et les mauvaises habitudes de vie identifiés, il s’agit d’agir afin d’avoir une relation normale avec son job, mieux encore reprendre du plaisir au travail.
De nombreuses étapes sont possibles, plus ou moins faciles, plus ou moins rapides. Avant de préconiser un accompagnement par un professionnel, on peut commencer par 2 actions importantes.
La 1re consiste à en parler. A son manager, sa famille, ses amis. S’exprimer et se sentir soutenu.e sont gages d’amélioration positive.
Si vous bossez dans la communication, un numéro d’appel a été créé exprès pour vous.
La seconde méthode consiste à mettre en place une forme de déconnexion numérique qui redonnera aux mails, sms, et autres réseaux sociaux d’entreprise ou pas, leur véritable place.

 

 

 

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