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Growth hacker

Littéralement « pirate de la croissance ». Un métier flou aux objectifs clairs et précis.
fiche métier growth hacker

A quoi sert un.e growth hacker ?

Le nombre de nouveaux produits, de nouvelles entreprises, le temps toujours plus important que nous passons sur internet et la concurrence mondiale fait se poser la question : comment rendre visible l’offre de produits ou de services que l’on propose ?

C’est très précisément là que l’embauche d’un Growth Hacker (GH pour les intimes) peut faire toute la différence. Ce métier apparaît dans les années 2010 aux Etats-Unis et a fait ses débuts et ses preuves dans les très célèbres Facebook, Twitter, Youtube, AirBnb, Spotify et Dropbox. Le premier a été Hotmail avec son fameux message en bas de chaque mail envoyé (« PS : I love you, get your free email at Hotmail ») qui a valu des millions de nouveaux clients en quelques mois.

Le hack est souvent à la limite du frauduleux : contourner les règles peut s’avérer très payant. L’exemple le plus probant est certainement celui de AirBnB qui doit sa réussite à un hack illégal. Pour obtenir de l’audience, le loueur touristique a listé de façon automatique les annonces provenant de AirBnB chez leur gros concurrent Craiglist (équivalant américain de LeBonCoin) et c’est ainsi que l’aventure a démarré.

Entre le marketing tactique et le développement web, le Growth Hacker est un expert très malin, véritable touche-à-tout, passionné par le digital et avec… un petit côté voyou très séduisant.

Les missions du ou de la Growth Hacker

Le quotidien du ou de la Growth Hacker est orienté vers un seul objectif : participer activement à la croissance durable, fiable et qualifiée de l’entreprise. Cette croissance se définit en tout premier lieu par la conquête (et donc l’acquisition) de nouveaux clients. Un levier simple et rapide qui influe directement sur le chiffre d’affaires.
Ce qui caractérise cette mission sont les délais serrés et les ressources financières illimitées.

Le ou la GH va utiliser tous les leviers du webmarketing. Il ou elle va expérimenter et crash-tester des outils, quitte à être parfois border-line. D’où le terme « hacker » que l’on traduit par « Pirater (un système informatique) par jeu, sans intention de nuire. »

Pour le ou la Growth Hacker, tous les moyens sont bons pour atteindre ses objectifs.
La base de sa stratégie est structurée à partir de la méthode AAARRR :

Awareness : Comment attirer de nouveaux visiteurs ?

Acquisition : Comment les identifier : capture d’email, n°tél, etc. ?

Activation : Comment on les transforme en prospects qualifiés ?

Retention : Comment les engager et les fidéliser ?

Referal : Comment les transformer en prescripteurs ?

Revenue : Comment faire pour qu’ils achètent ?

Les qualités et compétences requises

Le growth-hacking est avant tout un état d’esprit, une méthodologie avant d’être un ensemble de techniques et d’outils. Chez Elaee, nous mettons l’accent sur les qualités suivantes :

  • la créativité
  • l’audace et le sens de l’initiative
  • l’esprit critique et la capacité de remise en question
  • la réactivité
  • la résistance au stress
  • la disruption

Le growth hacking nécessite néanmoins des savoir-faire dont l’utilisation peut-être non-conventionnelle :

Côté compétences, le ou la Growth Hacker dispose donc d’une culture web solide et polyvalente. Il ou elle possède de bonnes connaissances en réseaux sociaux et en rédaction web. Il ou elle touche au développement (front et back-end) aindi qu’en référencement SEO. Il ou elle est au fait des techniques de Smsing, d’UX/UI. Mais surtout, l’analyse des datas n’a aucun secret pour lui/ elle.

Le ou la GH est à la fois un psychologue et un anthropologue qui maîtrise le comportement des internautes. Et un technicien qui sait activer les bons outils au bon moment pour transformer des utilisateurs en clients.

L’environnement de travail

Sa place dans l’organisation est particulière puisque ses actions impactent la stratégie commerciale et l’image de marque. Dans l’organigramme il ou elle est souvent placée très proche de la direction générale, référant (ou pas) à un CMO (Chief Marketing Officer).

Son champ d’action s’étendant de l’arborescence du site à l’alimentation en contenus, le ou la Growth Hacker est amené.e à collaborer avec des nombreux services et de nombreux profils au sein de l’organisation. En direct ou en transversal, il doit se révéler fin manager.

La formation

Les Growth Hackers sont généralement des autodidactes qui possèdent une grande culture générale, une parfaite maîtrise du digital (enjeux, techniques, usages). Ce qui fait leur force est le résultat atteint sur telle ou telle opération. Pour autant, la plupart a suivi des formations en marketing digital ou assumé des rôles de chef de projet digital.

Le type d’employeur

Ce sont les start-ups qui plébiscitent majoritairement ces « spécialistes de la croissance »,  embauchés ou en freelance. Normal, ces nouvelles entreprises ont besoin de réactivité, de croissance très rapide et de chiffres à apporter à des investisseurs. Sans avoir pour autant des budgets pharaoniques à mettre en regard.

Mais on trouve aussi des Growth Hackers au sein de grandes entreprises. Il s’agit alors de soutenir une équipe digital marketing afin d’obtenir des chiffres positifs en acquisition de trafic, par exemple dans le cadre du développement d’un nouveau produit ou service. Au sein de ces entreprises organisées, le ou la GH apte à mettre en avant des compétences techniques et commerciales, connaît des perspectives d’évolution en tant que Traffic manager, Responsable acquisition, Responsable expérience client ou CMO.

La rémunération

Le salaire d’un Growth Hacker est directement corrélé à son expérience et à ses success-stories. Un junior peut donc prétendre à 35K€ bruts annuels et un sénior peut toucher de 40 à 50k€ bruts annuels. Quant aux experts, leur rémunération peut monter et dépasser les 65k€ bruts annuels.

Le commentaire Elaee

Depuis plus de 3 ans en France, cette fonction connaît un essor formidable et le côté un peu voyou (de celui ou celle qui approche souvent de près ce qui est permis et ce qui ne l’est pas) le rend sexy pour de nombreux candidats.
Parce que ce métier de growth hacking, souvent décrit comme un Ninja du marketing, est un savant mélange de créativité avec peu de moyens, testing et rapidité.
Mais attention, il ne suffit pas d’être malin.gne. Pour réussir il faut une remise en question technique / commerciale / expérience client de chaque instant. Pour comprendre les contours de ce métier et avoir des exemples de hacks, on vous conseille de choisir des podcasts (cf. Growthmakers, Marketing square, etc.).

 

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