Le Magazine
Ne pas répondre à un candidat devient illégal ? ! ?
Le ghosting entre dans le cadre légal
Depuis le 1er janvier 2026, en Ontario (Canada), les entreprises de plus de 25 salariés disposent de 45 jours maximum pour répondre à un candidat reçu en entretien.
La règle est claire : pas besoin de justification détaillée ni de long feedback, mais une réponse formelle est désormais obligatoire. À défaut, les candidats peuvent saisir les autorités, avec à la clé des avertissements, voire des sanctions financières en cas de manquements répétés.
Une évidence… devenue nécessaire
Derrière cette mesure, rien de révolutionnaire en apparence. Elle vient simplement graver dans la loi un principe élémentaire : lorsqu’une entreprise sollicite du temps, de l’énergie et de l’engagement de la part d’un candidat, elle lui doit un retour.
Si le ghosting devient aujourd’hui un sujet juridique, c’est surtout le signe qu’il s’était, au fil du temps, banalisé.
Vers un recrutement plus transparent
Cette réforme s’inscrit dans un mouvement plus large de structuration des pratiques : affichage des salaires, clarification de l’usage de l’IA, sincérité des offres.
Ce qui correspond à une mutation importante des métiers du recrutement : la prise en compte d’une VRAIE expérience candidat qui s’appuie sur des standards plus respectueux.
Chez Elaee, une pratique déjà installée
Côté recruteurs, si certains vont se plaindre d’une obligation extrêmement chronophage, on rappelle que que répondre à un candidat n’est pas une option mais un minimum.
Chez Elaee, concrètement, une loi pareille ne va pas arranger nos affaires… Puisque, depuis la création d’Elaee en 2007, nous faisons des comptes rendus à chaque étape du process de recrutement (candidats retenus ou non). Mieux encore la réponse à chaque candidature, et de façon personnalisée, et sans IA, est obligatoire chez nous. Pourquoi ça ne va pas arranger nos affaires ? Parce que ce qui faisait un élément différenciant, un avantage distinctif, par rapport aux autres cabinets qui ne répondent jamais va évidemment disparaître puisque tout le monde le fera.
Pas grave, ce qui compte, c’est que le candidat soit respecté. Notre métier de recruteur y gagnera beaucoup en respectabilité et en maturité.
Cela dit, reste à savoir quand – et sous quelle forme – ce type de mesure pourrait émerger en France.
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