C’est la nouvelle campagne pour le Sidaction, et le pari était osé : prendre le parti du sensible plutôt que du démonstratif, pas facile.
Et pourtant.
Ici, tout passe par le corps.
Le beau geste.
La belle image.
La tension émotionnelle. 

Imaginé comme un récit chorégraphique signé Manon Bouquet (qui a fait des chorégraphies pour de nombreux artistes tels que Angèle, Pomme, Clara Luciani, Bon Entendeur,…), le film met en scène Alice Isaaz (qu’on a découverte dans la série 66-5) et Abraham Wapler (La venue de l’avenir, Les saisons…), un couple confronté à la menace du VIH.
Les gestes se cherchent, se heurtent, s’unissent : la danse devient langage, tension, résistance. C’est fort. Ce n’est pas de la pub. C’est de l’art.

La voix off traverse le film comme un fil fragile, portant un constat sans détour : l’amour est en danger.

Et la musique. Surtout, la musique : Quand on n’a que l’amour de Jacques Brel élève le propos. Bravo à l’équipe pour l’obtention des droits pour ce titre mythique. Un classique revisité qui résonne avec une acuité nouvelle.

Bref, la campagne fait le choix de l’émotion brute. Une écriture visuelle et chorégraphique qui rappelle que, face au VIH, c’est aussi le lien — et sa fragilité — qui se joue.

Nous, on aime. Et vous ?

 

©MNSTR

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