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Recherche
d’emploi et Covid : comment faire ?

Recherched’emploi et Covid : comment faire ?

La crise actuelle a mis un coup d’arrêt au marché de l’emploi certes. Les offres d’emploi se raréfient et la concurrence entre candidats s’endurcit. Plutôt que jeter l’éponge, on peut voir les choses autrement et préparer un plan d’attaque pour une recherche d’emploi efficace.

Le marché du recrutement et des offres d’emploi face au Covid

La crise sanitaire nous a tous pris de court, il en est de même pour les entreprises. Ces dernières ont, pour la plupart, mis un coup d’arrêt aux recrutements en cours, en ont reporté d’autres et certains ont tout simplement annulé leurs projets de recrutement. La visibilité est nulle, la prudence et l’attentisme (on parle de septembre, ou de 2021) sont de rigueur. Priorité est donnée au maintien de l’activité économique et des emplois existants. Le marché est difficile pour les entreprises comme pour les chercheurs d’emploi, il ne faut pas se le cacher.
Selon une étude Smartdata, en trois semaines, entre le 28 février et le 20 mars 2020, le nombre d’offres d’emploi a été divisé par deux (-53%). Sur la seule semaine du 16 mars, durant laquelle le confinement a été déclaré, elles ont fondu de 45%, passant de 135 898 à 74 642 annonces publiées. Ce n’est qu’à partir du 20 avril qu’un frémissement positif apparaît.
En juin, une étude Randstad montre que les intentions d’embauches sont revenues à leur niveau d’avant-crise. «Sur la seule semaine du 29 juin au 3 juillet, on dénombrait 148 295 offres d’emploi publiées, contre 150 872 la première semaine de mars».
En conclusion, même si on est en-dessous des chiffres de 2019, ce serait une erreur de croire que l’activité est complètement stoppée.

Une recherche d’emploi qui diffère entre salariés et sans emploi

Evidemment, face à la crise, la situation (comprenez : le risque) n’est pas la même selon que vous êtes salarié ou sans emploi.
Etre en poste continue d’être un atout pour changer de job, en tout cas face à l’employeur qui préfère toujours accorder sa confiance à quelqu’un en poste (qui plus est qui va le quitter pour le rejoindre, signe d’engagement fort prouvant sa motivation) qu’à quelqu’un qui commence à cumuler plusieurs mois sans emploi. L’apriori négatif qui consiste à douter de la motivation ou de l’engagement à la lecture d’un CV où les mois récents sont sans activité existe toujours.
Mais être en poste signifie aussi pour le candidat une prise de risque plus grande : non seulement il fait le pari de quitter un CDI mais il signe pour une période d’essai qui, si jamais l’activité se dégrade dans sa nouvelle entreprise, peut le faire se retrouver dans le clan des chômeurs. C’est la raison pour laquelle les candidats en poste se montrent de plus en plus méfiants, de plus en plus frileux et de plus en plus exigeants, notamment sur les valeurs et la culture de leur future entreprise. On ne le répète jamais assez, l’entreprise se doit d’offrir un contrat collaborateur en accord avec ce qu’elle déclare et les attentes de ses salariés.
Côté chômeurs, les exigences de la part des entreprises montent d’un cran : censés être rôdé.es à la recherche d’emploi, les employeurs sont moins enclins à pardonner les candidatures approximatives ou ratées. Le stress augmente côté candidats, démunis lorsqu’on leur pose la question-piège « depuis quand êtes-vous en recherche d’emploi ? ». Il faut savoir être préparé.e, garder le moral et l’œil sur l’objectif demandent de gros efforts.

Recherche d’emploi en été une bonne idée ?

Mettons tout de suite les choses au point. En quinze ans de recrutement, on a vu chaque année les candidats en recherche d’emploi repousser leurs actions à septembre. Quand on parle d’actions, on parle bien sûr de réponses à offres d’emploi mais surtout de candidatures spontanées et de réponses à messages laissés de la part des recruteurs.
Or, les recrutements ne s’arrêtent pas durant l’été, ne serait-ce que parce les postes ouverts pour la fin d’année nécessitent de la part des recruteurs, période de préavis oblige, à anticiper les étapes de sélection et qualification. Les candidats actifs durant l’été se retrouvent du coup en position de force par rapport à ceux qui font le choix d’attendre la rentrée. La période actuelle ne change pas la donne : les offres sont plus rares, et les candidats actifs en été tendent à l’être aussi. Du coup, si vous êtes sur le pont alors que les autres font du bateau, vos chances augmentent. C’est mathématique.

Etre préparé.e pour réussir sa recherche d’emploi en période de Covid

Certes le contexte est difficile, il faut en tenir compte. Mais la recherche d’emploi en période de crise doit aussi être vue par les candidats comme le moyen de sortir du lot.
Rester motivé.e, mobilisé.e, engagé.e et surtout ne pas se résigner est la première étape indispensable de la réussite.
Comme pour un athlète de haut niveau (regardez donc les docus sur Teddy Riner ou Tony Parker vous allez comprendre), la condition physique est vitale mais le mental fait la réussite.
Mettez en place un petit programme d’auto-motivation personnel, par exemple :
1. Donnez-vous des objectifs (en nombre de candidatures, en nombre de contacts initiés, …) et récompensez-vous lorsque l’objectif est atteint.
2. Appuyez-vous sur votre entourage (famille, amis, collègues…) pour toujours garder l’œil sur votre job actuel qui est : chercher un job.
3. Organisez un travail régulier, continu, avec un minimum d’heures par semaine mais accordez-vous aussi des pauses pour relâcher la pression.
4. Créez-vous une « petite liste de réussites » de faits professionnels positifs que vous avez vécu dans votre carrière et consultez-la lorsque vous perdez le moral.
5. Combattez la procrastination (voir nos conseils ici) et gardez un discours positif. Astuce : si vous avez une petite voix dans votre tête qui vous tire vers le bas, donnez-lui un nom et répondez-lui en lui disant non. Fermement.

Pour le reste, la recherche d’emploi s’organise d’abord à partir d’un CV bien construit et fait sans se tromper, puis d’étapes de recherches d’offres et d’entreprises, sans omettre de mettre à jour régulièrement les informations inscrites sur les jobboards ou Linkedin. En 10 étapes simples, on peut monter son plan d’attaque.

La crise comme levier de changement

Les startupeurs sont les premiers à dire que chaque crise est utile à la remise en cause, c’est souvent pour eux le moyen de changer de business model ou de tester de nouvelles idées. Pour la recherche d’emploi, c’est un peu pareil. La crise et la concurrence obligent à plus d’efficacité, c’est le moment de mettre au point ses outils. De savoir précisément définir ses objectifs.
De relever la tête.
Et les manches.

 

3 commentaires sur “Recherche
d’emploi et Covid : comment faire ?”

Cet article fait plaisir à lire car je trouve qu’il est objectif et porte un regard positif sur la situation actuelle. J’attire votre attention cependant sur le jugement parfois hâtif de certains recruteurs qui peuvent avoir une opinion pré-établie dès que le candidat est dit « sans emploi ». Une personne en poste n’est pas de manière induite un candidat plus motivé et plus performant. L’ouverture d’esprit me semble être un pré-requis en recrutement qu’il est important de maintenir. A quand un article sur l’influence culturelle dans les approches de recrutement 🙂

Vous avez tout à fait raison Margaux, c’est bien dans ce sens que nous parlons de « apriori négatif » dans cet article. C’est d’ailleurs le job d’un cabinet de recrutement que de combattre ces aprioris, quels qu’ils soient. Nous sommes particulièrement attentifs à le faire chez Elaee et nous sommes heureux de participer aux changements de mentalité qui peuvent entraver le choix d’un futur.e collaborateur.trice. Mais qu’entendez-vous par « influence culturelle dans les approches de recrutement » exactement ?

Merci Claire pour votre réponse que je découvre aujourd’hui. Je reste toujours aussi bouche bée par la conscience professionnelle d’Elaee qui respecte ses lecteurs et ses candidats en leur apportant toujours une réponse suite à une prise de contact. Félicitations car c’est bien loin d’être une pratique courante dans le métier du recrutement.
Quand je parle d’influence culturelle, je pense à l’éco-système dans lequel un recruteur a pu évoluer (langue natale, culture pays dans lequel il aurait grandi, fait ses études ou travaillé). Un recruteur qui a « vu du pays » me semble parfois un peu plus ouvert à la diversité de parcours et d’approche de l’emploi.

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